Cette rubrique est le lieu de débat de sujets d'actualité, parfois en lien avec des problématiques difficiles à vivre au quotidien pour le pharmacien. Régulièrement un nouveau thème vous sera proposé.

Ordonnances embarrassantes - Gratuité et rémunération - Questions autour du monopole pharmaceutique

Rôle du pharmacien à l'heure du numérique - Les pharmacies "low cost"

N'hésitez pas à nous écrire pour donner votre avis...

Vous voulez nous aider  !

Depuis quelques années, de nombreuses prescriptions nous posent problème, pour plusieurs raisons  :
- médicaments dont le rapport bénéfices /risques défavorable est avéré, soit à la suite de leur utilisation depuis plusieurs années avec signalements auprès des centres de pharmacovigilance, soit dès leur commercialisation après des essais réduits et non conformes (absence de comparaison avec des molécules de référence, unique comparaison versus placebo...)
- médicaments prescrits à des doses ne correspondant pas à ce que préconisent le fabricant dans leur A.M.M.
- médicaments prescrits pour des indications hors A.M.M.
- interactions médicamenteuses déconseillées voire dangereuses
- enfin médicaments prescrits ne correspondant pas au contexte clinique connu
Ces situations sont tout à fait inconfortables quand le médecin maintient sa prescription  ; elles procurent un sentiment d'insatisfaction par rapport à la qualité de notre service, tant à l'égard de nos patients qu'à l'égard du bien public  ; enfin notre responsabilité est évidemment engagée en cas d'accident.
Le refus de délivrance est évidemment reconnu, à nous de le signaler et de le tracer  ; l'opinion pharmaceutique est aussi une réponse à notre embarras parce qu'elle permet de présenter notre désaccord d'une manière claire et documentée grâce à des recherches approfondies. Pour ces deux décisions, c'est notre compétence professionnelle que nous mettons en avant.
A d'autres occasions, même si certaines doses ou associations ou nouvelles prescriptions sont défendues par le prescripteur, il nous semble de notre responsabilité de ne pas souscrire aux arguments mis en avant par ce dernier (référence à son expérience clinique, ou à des modes de prescription hospitalière, préconisation douteuse de la part du fabricant, soi-disant essai thérapeutique...). Dans de tels situations, notre désaccord relève d'un jugement personnel fait en conscience. C'est ce jugement qu'il convient de faire valoir, car ici aussi, il en va de la santé de nos patients comme de celle des finances publiques. Une clause de conscience serait particulièrement utile à l'ensemble de notre profession pour nous engager dans une prise de décision pleinement libre et responsable.
Aussi pour que notre association continue à démontrer l'importance d'une clause de conscience, nous avons besoin de vous afin d'étoffer ce dossier à l'aide d'ordonnances que vous jugez problématiques. Vous pouvez nous les transmettre facilement après les avoir scannées. Dans votre courrier, vous êtes évidemment dispensés de mentionner votre décision finale, car celle-ci n'appartient qu'à vous.
Avec tous nos remerciements pour ce surcroît de travail, mais l'avenir de notre profession en dépend.

Le Conseil de l'Association Française des Pharmaciens Catholiques (novembre 2016)

 

Gratuité et rémunération : où se termine l'une, où commence l'autre ?

 Après lecture de l'étude de la Fondation Concorde intitulée « Pharmacie d'officine : quelles évolutions pour répondre aux défis de demain »*, on ne peut que saluer l'ampleur de la réflexion et la pertinence des orientations proposées. D'autant qu'on ne tourne pas autour du pot : « Ils [les pharmaciens] doivent prendre conscience qu'une mobilisation réelle doit se faire, pour que les changements soient possibles ». L'ensemble de ce texte diffère grandement des solutions simplistes bien souvent avancées pour colmater quelques brêches et faire miroiter une augmentation facile du chiffre d'affaires.

Quelques interrogations parcourent ce texte, parmi lesquelles : comment déterminer le prix de ces nouveaux services ? Et qui va payer ? Questions qui s'accompagnent d'une remarque impossible à occulter : « Si l'Etat ne prend pas en charge, il sera nécessaire... d'habituer les pharmaciens eux-mêmes à les faire payer, ce qui n'est à l'heure actuelle pas dans leur culture. »

Il semble important de s'arrêter sur ce comportement : qu'est-ce qui fait que les pharmaciens ont acquis cette culture ? Sont-ils si « coincés » qu'ils le paraissent ? Rappelons que leur rémunération dépend par principe de la vente du médicament, fabriqué historiquement dans leur préparatoire et depuis maintenant longtemps conditionné industriellement, avec un prix de vente imposé par l'Etat. Des produits les plus divers, quant à leur efficacité voire même quant à leur intérêt en officine, sont venus par la suite compléter leurs offres, procurant un complément de chiffre d'affaires, actuellement indispensable pour assurer un relatif équilibre économique. Ainsi on peut penser que cette réticence à faire payer autre chose que du médicament ou du parapharmaceutique s'inscrit dans une culture du conseil et de l'oral. Alors que le conseil délivré oralement vient accompagner chaque dispensation, le concept de service reste quelque peu étranger au monde officinal. A l'exemple des entretiens pharmaceutiques qui sont censés impulser une nouvelle dynamique, le service renvoie aux idées d'utilité en termes de santé publique et de source d'économie pour les finances publiques, grâce à une validation par des études scientifiques ; pratiqué dans un cadre de « bonnes pratiques », avec obligation de trace écrite et grâce à une expertise strictement pharmaceutique, son paiement valorise ce type d'acte. Mais on connaît les oppositions du corps médical à accorder quelques prérogatives à notre profession. Alors n'est-il pas probable que celle-ci ne se lancera dans de nouvelles activités qu'à partir du moment où des accords interprofessionnels nationaux auront été signés, définissant précisément les actes confiés et les parts de responsabilité de chacun, avec la mise en place de formations validantes.

Aussi cette difficulté à demander une rétribution est-elle à mettre en relation avec une relative prudence et une certaine honnêteté intellectuelle de la part des pharmaciens, chacun considérant d'abord les bénéfices en matière de santé publique des services, mais cherchant par ailleurs à préserver des relations les plus « cordiales » avec les prescripteurs les plus proches. Le succès mitigé de la mise en place de T.R.O.D. (tests rapides d'orientation diagnostic) peut s'expliquer ainsi. La recherche de respect vis-à-vis des différents protagonistes permet aussi de préserver une certaine identité de professionnels de santé, à la différence de « prestataires de service » cherchant à « ponctionner » à leur manière leurs clients. Par exemple serait-il juste de concevoir un paiement lors d'une prise de tension ou d'une recherche de glycémie capillaire occasionnelles, ces actes relevant plus du complément d'information ou d'une aide au diagnostic en cas de malaise.

Tout acte posé dans une officine doit-il avoir une valeur marchande ? Il semble que si notre profession reste encore largement appréciée par le public, c'est que son exercice préserve une certaine part de gratuité. Cette part de non-monnayable est inestimable car témoigne du souci d'autrui. A nous de relever le défi de conjuguer nouvelles compétences, nouveaux services et nouvelles rémunérations avec capacité d'accueil de l'humain afin de rester des « sachants humanistes ».

Le Conseil de l'Association Française des Pharmaciens Catholiques (Mai 2016)

*http://www.fondationconcorde.com/publications-fiche.php?id=155

 

Questions autour du monopole pharmaceutique

À un moment où le monopole pharmaceutique est sévèrement attaqué et semble gravement fragilisé, il n'est peut-être pas inutile de se poser quelques questions à son sujet 

Il y a bien longtemps, le monopole pharmaceutique a été conçu par le législateur dans le but de préserver la santé publique : considérant l'importance d'utiliser à bon escient et de façon adéquate les médicaments, il réserve la possibilité de les délivrer et de les vendre aux seuls pharmaciens (et préparateurs en pharmacie exerçant sous leur responsabilité) afin que ceux-ci, de par leur formation et leur connaissance de ces mêmes médicaments, agissent au mieux pour la santé publique, c'est à dire des personnes franchissant le seuil de l'établissement où ils exercent.
Ce faisant, ce monopole offre, entre autres choses, à ce professionnel de santé, une possibilité tout à fait particulière, celle de pouvoir refuser, lorsqu'il l'estime nécessaire, la vente de certains dispositifs médicaux ou substances, lorsqu'il estime que ceux-ci ne seront pas bénéfiques à la santé des personnes venant les réclamer. Il crée un espace de liberté, pour le pharmacien, indispensable au service de la santé.

Puis, il y a plusieurs années déjà, apparut la RU489, qui mit pour la première fois les pharmaciens en situation de délivrer personnellement une substance abortive. Parmi ces derniers, de la même façon que chez les médecins longtemps auparavant, se trouvèrent des personnes réclamant que leur soit reconnu, clairement, d'un point de vue légal, un droit de refus de délivrance de cette molécule pour raison de conscience. En effet, le pharmacien se retrouvait, à partir de cette date, et pour la première fois, devant des demandes de substances destinées à supprimer des enfants à naître, là où auparavant sa seule mission avait été, au contraire, de les aider à naître dans les meilleurs conditions possibles, et cela, en faisant absorber à leur mère une substance n'apportant, au sens commun du terme, aucun bénéfice à sa santé. Cette demande aurait dû appeler, logiquement, le même type de réponse que celui donné aux autres professions de santé environ trente ans auparavant.
Pourtant, peu de temps après, la DGS faisait savoir qu'elle estimait que les pharmaciens ne pouvaient bénéficier de cette même "clause de conscience" accordée naguère aux autres membres du corps médical affrontés à la même situation.

Paradoxe : entre autres arguments avancés à l'époque pour justifier cette négation, fut mis en avant le monopole pharmaceutique. Ce dernier, par un étrange retournement, était présenté comme un état de fait obligeant le pharmacien à délivrer la RU 489, car personne d'autre que lui n'était détenteur du droit de la fournir (il est à noter que le fait que seuls les médecins aient le droit de "procurer" un avortement n'avait pas posé tant de problèmes dans les années soixante-dix …). Ce qui, à l'origine, avait été un outil permettant au pharmacien de refuser de délivrer des substances estimées mauvaises pour une personne se retrouvait donc être, pour l'objecteur de conscience, un argument destiné cette fois à le contraindre à faire l'inverse (car l'objecteur de conscience agit avant tout selon cette conviction).

Après un certain nombre d'autres affaires, dont celle du Médiator® a été la plus médiatisée, montrant qu'une conception clairement rappelée et réaffirmée du monopole pharmaceutique et donc du refus de délivrance y afférent aurait pu permettre au pharmacien de mieux faire entendre sa voix dans l'espace de la santé publique, et d'y tenir son rôle, ne serait-il pas le moment de s'interroger à nouveau à son sujet ?
La crise actuelle qui en provoque la sévère et inquiétante remise en question ne serait-elle pas due en partie à un progressif et lent effacement du souvenir de l'état d'esprit dans lequel il avait été conçu ?

Le Conseil de l'A.F.P.C
Décembre 2014.

 

Rôle du pharmacien comme acteur de santé à l'heure du numérique

"On ne peut pas voir le pharmacien d'officine rester en arrière car il doit jouer un rôle de facilitateur !" affirme Éric Salat, directeur des programmes pédagogiques Think Meded et membre du collectif inter associatif TRT-5. C'est une des idée-force à retenir de la table ronde qui a été organisée par l'Association Française des Pharmaciens Catholiques au dernier salon Pharmagora sur le thème : "Prescriptions et délivrances à distance, sécurité et confidentialité en jeu".

Avec lui, deux autres intervenants : Christophe Courage, avocat et membre de l'Association Française du Droit de la Santé, a rappelé la législation qui s'est mise en place depuis 2012 pour encadrer le commerce électronique du médicament. Mais ce sont les enjeux éthiques qu'il s'est efforcé de développer. Ainsi la question de la sécurité du patient avec le risque d'usurpation d'identité. Ou celle de l'absence d'interaction pharmacien-patient avec le recours aux réponses automatisées reléguant aux oubliettes le devoir de conseil du pharmacien.

Delphine Chadoutaud, pharmacienne, vice-présidente du syndicat de l'Essonne et animatrice du blog pharmaciensencolere.fr conteste la transformation de site officinal en site exclusivement marchand et rajoute : "La chaîne du médicament a été parfaitement sécurisée en France, mais la décision de vente de médicaments par internet a été accueillie pour la plupart d'entre nous comme un véritable pavé dans la mare ! " Elle évoque elle aussi le risque de passer à côté d'une pathologie importante tant qu'on n'a pas le patient en face de soi : "rien ne peut remplacer le relationnel direct pour appréhender le maximum d'éléments qui conduisent au soin le plus adapté."

Si certains font le choix de s'engouffrer dans ce nouveau commerce promouvant une hyper consommation de médicaments et produits de toutes natures, on peut aussi se demander comment profiter de ces technologies pour développer de nouveaux services. C'est ici qu'Éric Salat se réfère à son expérience personnelle : gravement malade, il a réussi à faire collaborer le pharmacien de l'hôpital dans lequel il était hospitalisé et son pharmacien de ville. Puis, sur sa demande, l'ensemble des prescriptions des médecins spécialistes transitait par l'intermédiaire des pharmaciens hospitaliers vers son pharmacien de ville, lequel assurait le lien avec le médecin traitant. C'est ainsi que «"ce pharmacien a développé un rôle de facilitateur. Car d'une part dans chaque parcours de soin, vous êtes le passage obligé puisque vous détenez le médicament. Ce médicament qui est à la fois sésame et danger, vous en êtes l'expert pour en assurer la meilleure utilisation et éviter toute erreur. D'autre part, en vous rapprochant des patients aux pathologies lourdes (par exemple en assurant la livraison des médicaments), vous facilitez leur accès aux soins et les aidez à retrouver davantage d'autonomie."

«C'est un rôle à reconquérir car il y a risque sur l'organisation des soins au cas où des sociétés privées interviendraient.» L'outil électronique doit être utilisé de telle manière qu'il vienne renforcer sécurisation et confidentialité des données : «La m-santé doit passer par des plate-formes localisées avec des filtres humains, et les pharmaciens pourraient être les premiers de ces filtres.» Bel avenir pour ceux qui feront le choix de se positionner comme acteur de proximité dans cette nouvelle forme de chaîne du soin."

Cet article est paru dans le Quotidien le 28 avril 2014

Le conseil de l'Association Française des Pharmaciens Catholiques

Les pharmacies "low cost" : réactions

Le journal La Croix a publié le 24 mars 2014 un article au sujet des pharmacies "low cost"; cet article laissait entendre que ce nouveau concept ne pouvait qu'être profitable à la fois aux pharmaciens et à leurs clients.
Comment ne pas réagir à cette vision et dénoncer qu'une telle stratégie orchestrée par quelques affairistes ne peut qu'abimer davantage la profession et déstabiliser définitivement le tissu officinal.
Surprise : La Croix n'a pas jugé important de prendre en compte notre courrier. La signature de la part d'une association semble rédhibitoire pour son comité de rédaction, assimilant peut-être l'envoi d'un tel texte à une missive corporatiste.
A chacun alors d'écrire quelques lignes lorsque l'honneur de la profession paraît menacé.
Voici le texte que nous avions envoyé :

Les ravages des pharmacies low cost

Nous avons souhaité réagir à votre article du lundi 24 mars 2014 au sujet des pharmacies low cost car vous ne faites aucune allusion quant aux risques de l'extension de telles officines.

Pour commencer, voici ce qu'une consœur exerçant tout près d'une de ces pharmacies que notre quotidien semble découvrir nous a rapporté: « Madame, je viens vous voir pour que vous m'expliquiez mon ordonnance, car dans la pharmacie d'à côté où je suis allée, ils ne m'ont rien dit. » Cette demande nous paraît tout à fait significative du mode de fonctionnement de ces officines et de ses conséquences.

Que la solution aux difficultés économiques que connaît la majorité des officines soit dans le regroupement pour constituer des réseaux qui puissent faire pression sur les industriels et obtenir de meilleures conditions d'achat, c'est indéniable. Car il n'est plus possible depuis plusieurs années de rester isolé si l'on veut proposer des médicaments-conseil ou des produits de parapharmacie à un prix raisonnable. Mais casser les prix comme le font ce type de surfaces, n'est-ce pas aussi casser le conseil ? Et banaliser le médicament qui ne peut devenir un produit de consommation courante ? Or n'oublions pas qu'il s'agit de produits de santé ! Aucun produit ou médicament ne doit se vendre sans conseil, même ces produits pré-vendus par les média qui donnent l'impression au « consommateur » de tout savoir après avoir vu un spot télévisuel. Le souci de santé publique qui mobilise encore la majorité de la profession officinale a un coût car il en va de la compétence et de la disponibilité des équipes, lesquelles par leur conseil apportent une valeur ajoutée aux produits et médicaments délivrés.

Par ailleurs, le rapprochement de ce type d'officines avec la grande distribution semble aller de soi pour l'auteur de l'article, un peu comme une mutation obligée pour la pérennité des officines. Mais c'est d'une part oublier que ces nouvelles surfaces déstabilisent dangereusement le tissu officinal, occasionnant immanquablement la fermeture de petites officines, elles qui sont bien souvent des lieux d'information et d'éducation à la santé. C'est d'autre part occulter le risque insidieux de voir se développer des chaînes de pharmacies : en favorisant ce type de logique économique, ne va-t-on pas assister peu à peu à la mainmise d'un petit nombre d'affairistes, pharmaciens ou non, sur un plus grand nombre d'officines en installant des confrères qui seront alors soumis aux impératifs économiques imposés par le groupe et perdront du coup toute indépendance. L'aspect libéral de la profession disparaîtra pour privilégier le seul côté commerçant, et ainsi promouvoir la course à l'hyper consommation de produits et de médicaments de toutes natures...

Face au développement de telles structures, le droit a plutôt laissé faire, la DGCCRF. favorisant d'ailleurs une plus grande concurrence, tendant à faire croire au plus grand nombre qu'on peut se soigner mieux avec plus de médicaments moins chers ! Parasitant en cela le message qu'on peut se soigner autrement qu'en consommant du médicament. Nos instances professionnelles ne peuvent qu'assister au désastre, à partir du moment où il n'y a pas de comportement anti-déontologique ! Reste l'éthique. Ici c'est à chacun, seul et avec d'autres confrères, de travailler cette dimension pour prendre de la distance par rapport au tout-économique et donner du sens à son exercice de professionnel de santé, notamment par la dimension relationnelle qui s'y joue. On sait combien l'officine reste appréciée par la population car elle représente le poste avancé de notre système de soins, cet espace de santé où un professionnel peut assurer un conseil, une information et un premier soin en toute gratuité et sans aucun rendez-vous ! En fin de compte, n'aurait-il pas été préférable de souligner l'urgence d'une autre rémunération pour les pharmaciens à partir de la reconnaissance de l'ensemble des actes pharmaceutiques posés au quotidien plutôt que d'en rester au seul bénéfice proportionnel au volume de boîtes vendues.

avril 2014

 

Pour contacter l’Association Française des Pharmaciens Catholiques, cliquer ici.

 

 

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